Roberto Alagna aux Arènes

Roberto Alagna, un show décevant

Les Arènes de Metz, 23 juin 2013

 

J’avais le choix pour ce dimanche après-midi entre une Tosca, à l’opéra de Strasbourg, et le concert de Roberto Alagna, aux Arènes de Metz. J’opte pour notre ténor national. Je découvre cette salle que je pensais consacrée aux rencontres sportives, comme l’attestent les fauteuils en plastique très inconfortables.

Roberto Alagna a rendu hommage aux chanteurs italo-américains et français d’origine italienne. Mais ce n’est pas ce qu’attendait le public qui a réclamé des chansons siciliennes. Celui-ci a eu droit à quelques bribes, mais visiblement ce n’était pas prévu au programme. Je ne pense pas que Monsieur Alagna ait eu beaucoup de respect pour le public messin. A l’ouverture, le « t » de Metz a écorché nos oreilles. Manifestement, on le lui a fait remarquer en coulisse. On peut se demander aussi pourquoi il a éprouvé le besoin de faire autant de cabrioles sur scène et de nous raconter une blague pour le moins déplacée. Mais nous n’étions pas l’opéra et il avait le droit de faire ce qu’il voulait (sic). La fin du concert a été abrégée : pour les autographes, on peut se rendre à Lille (!).

En résumé, c’était un concert du Big Band de Frédéric Manoukian, avec Alagna au chant. C’est bien dommage. Je pense qu’il serait meilleur dans un répertoire composé à son intention s’il veut faire une carrière dans la variété.

 

Marie Gauly-Beck