Le concert de Sybaris

Le concert de l'Association SYBARIS

12 juillet 2013


Sybaris est une association musicale, fondée en septembre 2011, qui organise des concerts de musique de chambre allant du solo au petit ensemble, incluant le chant et la danse contemporaine. Son président, Philippe Cossalter, et son directeur artistique, Nicolas Marzinotto, organisaient leur assemblée générale, le vendredi 12 juillet 2013, dans le péristyle de l’Opéra-Théâtre de Metz. Ouverte à un public plus large que celui de ses adhérents, cette réunion a permis de faire connaître l’ensemble des activités de Sybaris qui incluent des concerts dans divers lieux de spectacle, comme auprès de publics particuliers tels que celui des maisons de retraite. Les artistes, pour la plupart enseignants de musique en Lorraine, sont mus par leur désir de partager leur passion avec le plus grand nombre, spectateurs chevronnés ou néophytes.

La réunion était suivie d’un concert auquel participaient instrumentistes (Nicolas Marzinotto, piano, Stéphanie Grevedon, violon, Claire Kalisky, cor, Aline Kenk, flûte traversière, Julien Pauly, clarinette) et chanteurs. Le programme de la première partie comportait des pièces instrumentales : Un Joueur de flûte berce les ruines, pour flûte seule de Francis Poulenc, un Scherzo pour cor, flûte et piano, extrait du Trio op. 40 de Johannes Brahms, la Tarentelle op. 6 de Camille Saint-Saëns, pour flûte, clarinette et piano. En alternance, le public a pu entendre, voire découvrir, des mélodies écrites pour soprano (Agathe Zenier), avec accompagnement à la flûte et au piano (Une Flûte invisible de Saint-Saëns, Soir païen de Philippe Gaubert) ou au violon et piano (Exctasy et Ah Love, but a day d’Amy Beach). Ce programme permettait au public d’apprécier les qualités d’interprètes des différents intervenants et de se familiariser avec un répertoire plus ou moins bien connu de lui.

La seconde partie laissait toute leur place aux chanteurs accompagnés au piano, dans des airs célèbres, qu’il s’agisse de la mélodie d’Henri Duparc L’Invitation au voyage (Régis Mengus, ténor dont les Messins ont connu les débuts sur scène), ou d’extraits d’opéras de Don Giovanni (A. Zenier et R. Mengus), I Puritani (R. Mengus), Carmen (Laetitia Jeanson, mezzo-soprano), La Bohème (A. Zenier), ou La Grande Duchesse de Gerolstein (L. Jeanson) et La Belle Hélène (L. Jeanson et R. Mengus). Le ténor devait mettre un point final au récital avec un air populaire vénézuélien très enlevé, en hommage à son professeur de chant. Chacun a fait montre de qualités vocales remarquables, avec un engagement propre à faire mouche sur un public qui a chaleureusement manifesté sa satisfaction.

Un sympathique buffet à l’extérieur du théâtre a réuni spectateurs et artistes, permettant d’échanger plus longuement sur les joies de la musique : l’antique Sybaris, colonie grecque du sud de l’Italie, n’était-elle pas célèbre pour sa somptuosité et sa recherche des plaisirs ?


Danielle Pister