Anna Bolena 15 octobre 2011

Anna Bolena de Donizetti a été retransmis du MET de New-York, le 15 octobre denier. Pour la première fois, une fiche de présentation de l’œuvre, réalisée par le Cercle Lyrique de Metz, a été distribuée aux spectateurs présents dans les salles des cinémas Kinepolis. Elle est accessible par ce lien :

Présentation Anna Bolena.pdf

Pour cette production, à la place de notre critique habituelle, nous reproduisons les impressions que nous a livrées, le lendemain même de la transmission, un de nos anciens étudiants, grand amateur de Bel Canto.

Jean-Pierre Pister, webmaster.


« J'ai assisté à la retransmission d'Anna Bolena, chef d'œuvre de Donizetti. J'avais vu à la télévision la production de Vienne plombée par les coupures et la direction de Monsieur Pidò. Je connaissais, auparavant, le « live » de La Scala dirigé par Gavazzeni, remarquable pour le chef, Maria Callas et Giulietta Simionato, dont on n’a que quelques photos de la production de Visconti, ainsi que la version de studio dirigée par Richard Bonynge avec, notamment, Joan Sutherland et Samuel Ramey. Concernant la production du MET, je l'ai trouvée plus vivante que celle de Vienne. J'aime relativement bien, en général, les mises en scène de David McVicar. Il y avait une direction d'acteurs relativement absente à Vienne. J'apprécie énormément Anna Netrebko, une des plus belles voix de soprano actuelles et une artiste ne se prenant pas au sérieux (parfois un peu trop d'ailleurs) mais formidable actrice et très grande cantatrice. Sa prestation, déjà excellente à Vienne, était quasiment idéale, hier soir, nonobstant une articulation par toujours très claire. Elle « crevait l'écran ». On sent qu'elle a énormément travaillé. Elle esquisse des trilles, mais pas à la Sutherland, bien sûr. Ekaterina Gubanova, que je connaissais en Fricka de La Walkyrie et en Giulietta des Contes d’Hoffmann, a des problèmes de tension dans l'aigu et une voix beaucoup moins séduisante qu'Elina Garanča, initialement prévue ; mais elle habitait plus le rôle que cette dernière. La basse russe, Ildar Abdrazakov, était très bonne et meilleure qu’Ildebrando d'Arcangelo, en petite forme à Vienne. Le jeune ténor n'a pas démérité du tout en Lord Percy. Les chœurs étaient moins bons et la direction d'Armiliato un peu trop routinière bien que meilleure que celle d'Evelino Pidò. Globalement, j'ai beaucoup apprécié cette retransmission ».

Aurélien Vicentini, étudiant en Lettres à Nancy.