Les biennales messines

D’UNE BIENNALE A L’AUTRE

 

L’idée d’Eric Chevalier de lancer une biennale Ambroise Thomas s’est concrétisée en 2007 où le directeur de l’Opéra-Théâtre de Metz-Métropole a choisi de monter Le Caïd ,un bijou de verve à l’italienne que Thomas désigna à l’origine sous l’appellation d’ « opéra bouffon » - l’équivalent de l’opera-buffa transalpin- et que son auteur a écrit avec la complicité du librettiste Thomas Sauvage et créé à l’Opéra-Comique (Salle Favart) le 3 janvier 1849. Les représentations de 2007 étaient dirigées par Jacques Mercier à la tête de l’Orchestre National de Lorraine et dans la mise en scène réussie d’Adriani Siniavia.

A la seconde biennale de 2009, c’est l’opéra  Hamlet  qui a été retenu, toujours sous la direction de Jacques Mercier avec l’O.N.L. et dans une mise en scène moins bien accueillie de Bernard Habermeyer, avec, dans le rôle-titre, le baryton Didier Henry, qui en avait déjà interprété le personnage en prise de rôle dans la production de Christiane Issartel de 1990.

 La troisième biennale qui doit être calée fin 2011, dans les débuts de la saison 2011-2012, comportera le dernier opéra du compositeur,  Françoise de Rimini, conçu par Ambroise Thomas en 1876 mais qui ne fut créé à l’Opéra de Paris dirigé alors par Vaucorbeil qu’en 1882, sur un livret de Barbier et Carré inspiré du Chant V de l’Enfer de  La Divine Comédie  de Dante, mais axé essentiellement autour d’un conflit passionnel entre une Rimini et un Malatesta, deux familles nobles de l'Italie médiévale qui vécurent au XIII° siècle, et contemporaines de Dante.