Nos conférenciers 2010-2011

PATRICK THIL : MACBETH DE VERDI

 

Président d’honneur du C.L.M., Patrick Thil a une formation de juriste et il est diplômé de l’Ecole supérieure de Commerce et de l’Ecole du Louvre à Paris. Directeur des hypothèques, il est ancien adjoint au maire et vice-président délégué à la Culture et, à présent, conseiller municipal (d’opposition), conseiller communautaire et membre des commissions Culture de la ville de Metz et de la Communauté d’agglomérations de Metz-Métropole (ex CA 2M). Depuis une vingtaine d’années, Patrick Thil a fait, quasiment à chaque saison, des conférences lyriques pour le C.L.M., de même que d’autres conférences portant notamment sur la littérature (André Malraux) ainsi que sur les rapports entre la Culture et l’Economie. 

  

DANIELLE PISTER : LUCIA DI LAMMERMOOR DE DONIZETTI

 

Danielle Pister, originaire d’Oran où elle demeura jusqu’à l’exode de juin 1962, a reçu une formation supérieure de Lettres à l’Université de Nancy II. Agrégée de Lettres Modernes, Maître de Conférences, elle a exercé les fonctions de directrice du département de Lettres Modernes de l’Université Paul-Verlaine de Metz, de 2004 à 2010. Elle est également chargée de cours à l’Université de Luxembourg. Ses travaux de recherche portent essentiellement sur la relation entre le domaine religieux et la pensée du XVIIIème siècle français. Outre sa publications du colloque L’image du prêtre dans la littérature classique aux XVIIème et XVIIIème siècles, elle a publié dans la revue L’Algérianiste, une étude sur L’opéra à Oran de 1830 à 1962. Co-vice-présidente du C.L.M., elle a produit -et produira, cette saison- nos plaquettes sur Les Pêcheurs de perles, La Bohème, Lucia di Lamermmor, La Périchole, Carmen. Ses interventions ont porté, à Metz, sur ThaÏs, La Bohème,  ainsi que sur l’histoire de l’Opéra d’Oran. En novembre 2006, elle a présenté le Fra Diavolo d’Auber à Metz ainsi qu'au Théâtre Impérial de Compiègne.

 Sa conférence du 20 novembre 2010 :

 « Lucia di Lammermoor, chef-d’œuvre ? Selon quels critères attribuer l’appellation de chef-d’œuvre à un opéra ? Demeurer à l’affiche de tous les grands opéras du monde depuis 175 ans, séduire les plus grands interprètes lyriques de chaque génération, conduit à reconnaître cette qualité à la Lucia di Lammermoor de Donizetti. Sans doute peut-on aller plus loin pour affiner ce jugement : l’œuvre, tout en se situant pleinement dans l’esthétique du bel canto romantique de son temps, ouvre la voie aux mutations à venir du genre. Ainsi Lucia a-t-elle pu transcender le temps et les modes »

 

JEAN-PIERRE VIDIT : CARMEN DE BIZET

 

Psychologue clinicien et psychanaliste exerçant à Metz depuis 1981, chargé de cours à l’Université de Nancy II, Jean-Pierre Vidit, premier vice-président du C.L.M., a publié des articles professionnels dans les Cahiers de la psychologie clinique et la Revue de la Société belge de psychanalyse, traitant de la clinique avec pour trait commun, les difficultés de la symbolisation, les failles de la représentation, et plus généralement l’adolescence. Il a publié un livre sur les adolescents psychopathes et participé à un ouvrage collectif sur H. Bachau à la suite d’un colloque organisé par l’Université de Metz. Très familier de l’art lyrique, il a donné diverses conférences pour le C.L.M. au foyer de l’Opéra-Théâtre de Metz, sur de grands ouvrages du répertoire, de Rigoletto à Butterfly, des Contes d’Hoffmann à Don Juan.

PIERRE THILLOY, COMPOSITEUR, ET JEAN DE PANGE, METTEUR EN SCENE :

LE JOUR DES MEURTRES DANS L’HISTOIRE D’HAMLET

 

Né en 1970, Pierre Thilloy entreprend des études musicales en 1990 au Conservatoire de Nancy et notamment dans les classes d’écriture de Noël Lancien, son directeur à l’époque, puis la composition avec Alexander Mullerbach à Luxembourg, ainsi qu’à l’Académie du Museum de Salzbourg. Il est finaliste de concours internationaux : Reine Elisabeth de Bruxelles, Léonard Bernstein de Jérusalem, et Ladislav Kubik aux U.S.A.. Il sera second prix, en 1992, du Concours international Messiaen de la Fondation Guardini de Berlin.

Il a 39 ans lorsque ses œuvres sont déjà jouées de par le monde, des pays d’Europe à l’Amérique, au Moyen-Orient, au Japon, au Brésil, au Canada et en Australie. Lauréat de la Fondation Rockfeller de New-York, il sera convié à des résidences à l’Abbaye de La Prée, au Lac de Côme, à Bakou et en Ouzbekistan, délégué par l’Ambassade de France pour créer un festival à Samarkand et à Boukara. Il a de nombreux ouvrages à son catalogue et l’O.N.L. qui a interprété un certain nombre de ses œuvres à l’Arsenal, a créé, avec 500 choristes, son récent « Mosella » à l’occasion de l’inauguration du Centre Pompidou de Metz. Par ailleurs Pierre Thilloy est directeur artistique des Editions musicales La Salamandre et professeur de composition, d’orchestration et de musique à l’image au Conservatoire de Nancy.

Après avoir été élève en art dramatique au Conservatoire de Metz, puis à l’Ecole Florent à Paris, Jean de Pange se révèle comme auteur avec son premier spectacle «Transit » en 2001. Puis il fonde sa compagnie théâtrale Astrov avec laquelle il crée « Le Retour au désert » de Koltès, compagnie qui est en résidence itinérante à Lunéville et au Théâtre du Saulcy à Metz. Il aborde ensuite la mise en scène d’opéra avec The Fairy Queen de Purcell et Pelléas et Mélisande de Debussy. Il a conduit, par ailleurs, une quinzaine d’ateliers en milieu scolaire et au sein de compagnies amateur. Il montera en novembre 2010, à l’Opéra-Théâtre de Metz-Métropole où il est metteur en scène résident pour la saison 2010-2011, Dom Juan de Molière à hauteur de quinze représentations.

 

 

SYLVAIN TEUTSCH, FONDATEUR DE L’INSTITUT GOUVY et RENE AUCLAIR MUSICOLOGUE :

MATEO FALCONE (FORTUNATO) DE THEODORE GOUVY

 

Né en 1947 à Hombourg-Haut dans une famille de chanteurs, Sylvain Teutsch a pratiqué le chant tout jeune, à la maîtrise des Frères de l’Ecole chrétienne avant d’entrer, en 1963, dans le Chœur d’hommes de Hombourg-Haut don t il fut le président pendant vingt ans. Fonctionnaire de police à la retraite, il a également pratiqué, jeune, le piano et le trombone. Il avait aussi, dans sa jeunesse, découvert la tombe de Théodore Gouvy, au cimetière de Hombourg-Haut et s’est mis à faire des recherches pour en savoir plus sur le compositeur. Alors qu’en 1981, deux descendants de la famille arrivèrent à Hombourg-Haut, accompagnés par le musicologue Martin Kaltenecker qui a fait sa thèse de doctorat sur Gouvy, Sylvain Teutsch s’est lancé dans l’aventure et a fondé, en 1995, avec l’appui de la ville, et en rassemblant des membres du Chœur d’hommes, l’Institut Gouvy qui s’est alors structuré avec la participation de spécialistes et d’un musicologue, René Auclair, et s’est installé dans la propriété des Etablissements Gouvy, réunissant partitions et souvenirs de l’ancêtre musicien. Teutsch en sera le président. Depuis, de nombreuses œuvres de Gouvy ont été jouées en concert et gravées sur disque compact. Sylvain Teutsch, qui fut adjoint à la Culture à Hombourg-Haut, est également conseiller communautaire des communes et chevalier des Arts et Lettres.

René Auclair, musicologue, chargé de cours à l’Université, avait fait son D.E.A. sur la correspondance de Gouvy, puis répertorié ses oeuvres à l’Institut, de même que réalisé un essai biographique sur le compositeur ; il avait également produit un ouvrage sur lui en 1983.

Il a fait ses études musicales au Conservatoire de Metz où il avait obtenu, entre autres, son prix en Histoire de la musique. Il est actuellement le vice-président de l’Institut Gouvy.

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