L'Opéra à l'écran 2009-2010

 

 

Dans un désir bien légitime d’élargir son public et de le démocratiser, le Metropolitan Opera de New York propose depuis trois ans des retransmissions en direct de ses spectacles dans des salles de cinémas. D’abord réservées aux Etats-Unis, au Canada, elles se sont étendues progressivement, grâce au satellite, au Royaume-Uni puis dans le monde entier à partir de décembre 2006Le public se presse toujours plus nombreux à ces séances et il faut venir au moins une heure à l’avance au complexe Kinepolis de Saint-Julien-lès-Metz pour avoir une place dans l’une des deux salles diffusant ces spectacles. Les premiers arrivés se dévouent généralement pour réserver des places pour les amis retardataires. Cela crée une convivialité qui anime également les discussions pendant les longs entr’actes new-yorkais, du moins pour ceux qui ne suivent pas les interviews en anglais des interprètes, diffusés alors à l’écran.

Le public n’est pas exactement le même que celui qui fréquente l’Opéra de Metz. Est-ce l’assurance de la parfaite visibilité d’une image en haute définition sur grand écran, le prix plus modique que celui pratiqué au théâtre, l’attraction exercée par des vedettes internationale du chant, la familiarité du lieu pour ceux qui craignent l’atmosphère supposée plus guindée de l’Opéra, qui font courir les foules ? Seuls les mélomanes exigeants peuvent regretter l’acoustique naturelle d’une salle d’opéra que la sécheresse du son numérique ne restitue qu’imparfaitement. Notamment, elle n’évite pas les saturations dans les forte et les aigus, l’équipement des salles n’étant pas prévu pour les audiophiles.

Pour cette saison 2009-2010, après Tosca, Aïda, Turandot, l’opéra posthume de Jacques Offenbach, Les Contes d’Hoffmann, était à l’affiche pour les fêtes de fin d’année.. A partir de janvier, cette superbe programmation enchainait avec Carmen, le Rosenkavalier, Simon Boccanegra, Hamlet. Armida de Rossini devait conclure cette série de transmissions le 1er Mai 2010.

Enfin, notre Opéra Garnier a suivi, plus modestement les traces du MET de New-York en transmettant dans les derniers jours de décembre 2009 le spectacle de ballets conçu pour célébrer le centenaire de l’installation des Ballets Russes à Paris.

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