Michel Glotz

Michel Glotz

La récente disparition de Michel Glotz attristera les mélomanes amateurs d'opéras enregistrés.

 
Michel Glotz, né en 1931, était le petit-fils du grand historien de la Grèce ancienne, Gustave Glotz, Il fut l'élève de la pianiste Marguerite Long. Entré au milieu des années 1950 chez Pathé-Marconi, il commença, dans les fonctions de directeur artistique en supervisant certains enregistrements du chef d'orchestre britannique Sir Thomas Beecham (les symphonies « londoniennes » de Haydn). Il révéla le talent du pianiste Alexis Weissenberg. Il produisit les enregistrements « parisiens » de Maria Callas, en particulier, sa Carmen et sa seconde Tosca, gravées à la salle Wagram en juillet et décembre 1964, l'une et l'autre sous la direction de Georges Prêtre.

Quelques années plus tard, Herbert von Karajan devait, jusqu'à sa propre disparation, s'attacher ses services pour ses productions symphoniques et lyriques, aussi bien pour EMI que pour Deutsche Grammophon.

 Cette importante activité discographique s'est également exercée pour le label Sony avec, en particulier, la belle série d'opéras russes réalisée à Sofia, à la fin des années 1980, sous la direction d'Emil Tchakarov, jeune chef bulgare, lauréat du concours Karajan, trop tôt disparu.
Par ailleurs, avec son bureau de concerts, Musicaglotz, Michel Glotz eut à gérer la carrière d'artistes tels que Plácido Domingo, José Carreras, Teresa Berganza, Régine Crespin... (site Internet : www.musicaglotz ).
Dans une interview récente réalisée pour le site ODB Opéra www.odb-opera.com , Michel Glotz devait exprimer des réserves, bien légitimes, sur certaines mises en scène récentes tout en restant optimiste sur l'avenir de l'art lyrique.
Michel Glotz aura côtoyé, comme il le disait lui-même, la plupart des interprètes importants du XX° siècle, à l'exception de Toscanini. Ces deux ouvrages, Révéler les dieux et La Note bleue : une vie pour la musique, en témoigent au plus haut degré
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Jean-Pierre Pister