Giulietta Simionato

Giuletta Simionato.

 

La grande mezzo-soprano italienne, Giulietta Simionato nous a quittés le 6 mai dernier, à quelques jours de son centième anniversaire. Elle était née, en effet, le 10 mai 1910 à Forli, en Emilie et avait étudié le chant à Rovigo et à Milan. Cantonnée à des rôles secondaires à la veille de la seconde guerre mondiale, elle devait voir sa carrière décoller à la fin des années 1940 avec, en particulier, une incarnation de Cherubino dans les Noces de Figaro, au festival d'Edimbourg. Dans la même période, on avait pu l'entendre en France, notamment à Lyon et à Toulouse.
Peu de temps après, s'amorçait une véritable renaissance du Bel Canto au moment où apparaissait, par ailleurs, le disque microsillon. On vit et entendit ainsi Giulietta Simionato à la scène aussi bien qu'au studio, en compagnie de plus grandes gloires lyriques de l'époque, Maria Callas, Renata Tebaldi, Mario del Monaco, Franco Corelli. Elle fut un des piliers de la Scala de Milan mais se produisit aussi bien à Vienne et à Salzbourg qu'au MET de New-York et au Colón de Buenos Aires. Elle devait sze retirer de la scène, en pleine gloire, en 1966.
Son répertoire embrassait aussi bien les rôles de pur Bel Canto, comme l'Adalgisa de Bellini, que les emplois véristes tels que la Santuzza de Mascagni. Mais ce sont ses incarnations verdiennes qui devaient susciter le plus d'admiration, Azucena, Ulrica, Eboli, Amneris. Sa large discographie en témoigne, aussi bien en studio qu'en « live ».
La soprano centenaire Magda Olivero, née le 25 mars 1910, était l'ainée de quelques semaines de Giulietta Simionato. Elle est désormais la seule survivante d'une période particulièrement glorieuse du chant italien.