Les années Haendel et Haydn

 

LES ANNÉES Haendel et Haydn.

 

Les milieux musicaux et la presse spécialisée ont réservé, à juste titre, une place d’honneur à Haendel et à Haydn en cette année 20O9. En effet, le Saxon passé au service des Rois d’Angleterre a disparu il y a tout juste deux cent cinquante ans. Quant au père de la  symphonie classique, il est mort en 1809, au moment même où les troupes napoléoniennes occupaient Vienne.

Les  programmations de concerts et les rééditions discographiques ont été dignes de ce double anniversaire. Faut-il rappeler la place qu’accorde le Maître Jacques Mercier à Joseph Haydn dans les prestations de l’ONL en 2009-2010 ?

Dans le cadre de cette rubrique, nous nous contenterons de signaler deux parutions en CD qui peuvent intéresser les amis du Cercle Lyrique de Metz.

Le ténor mexicain, Rolando Villazón, si apprécié dans les répertoires italien et français du XIX° et du début du XX° siècle, s’est lancé dans la réalisation d’un récital Haendel, accompagné par le chef Paul McCreesh, grand spécialiste du baroque, à la tête de ses Gabrieli Players. Des extraits de Tamerlan, Xerxès, Rodelinda, Ariodante, figurent sur cet album édité par la D.G.G. Un DVD comportant un extrait des répétitions accompagne l’ensemble. Cette parution est très contestée par certains amoureux du baroque « authentique » qui pensent que Villazón n’a rien à faire dans ce répertoire et qui lui opposent les modèles exemplaires que sont Andreas Scholl ou Philippe Jarrousski. Il n’est pas question de nier le grand talent de ces deux derniers artistes. Mais, avec d’autres moyens, Villazón peut également faire aimer l’Opéra haendélien aux néophytes. Faut-il rappeler que son maître, Placido Domingo, lui-même, s’est lancé récemment dans le rôle de Tamerlan à la scène ?

Plus consensuelles seront les réactions à la réédition des principaux opéras de Joseph Haydn, dirigés par Antal Dorati. Le chef hongrois, fixé aux Etats-Unis, a enregistré, au début des années 1970, la première intégrale, monumentale, des symphonies de ce compositeur, avec le Philharmonia Hungarica. Cette somme a été rééditée en juin dernier par Decca. Quelques années plus tard, Dorati se mettait à la gravure des opéras, injustement méconnus, avec l’excellent Orchestre de chambre de Lausanne et des artistes tels que Samuel Ramey, Luigi Alva, Renato Bruson, Illeana Cotrubas, Barbara Hendricks, Frederica Von Stade. Ce magnifique ensemble nous revient aujourd’hui, toujours chez Decca, en un coffret de vingt CD, pour moins de 70 Euros. On en retiendra notamment Il Mondo della Luna et, surtout, La Fedelta premiata.